Accueil Actualités Lubumbashi : Effluents à Kasapa : le ministre de la Justice ouvre...

Lubumbashi : Effluents à Kasapa : le ministre de la Justice ouvre une enquête contre CDM

42
0

Le ministère de la Justice a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire après la rupture, le 4 novembre 2025, du bassin de rétention de Congo Dongfang Mining (CDM). Le déversement d’effluents a inondé quartiers et routes à Kasapa ; les autorités promettent des poursuites tandis que les riverains demandent réparation et garanties pour l’avenir.

Jeudi 20 novembre 2025, le ministère de la Justice a publié un communiqué consulté par la rédaction de Mines & Industries Magazine, faisant état de plusieurs rapports confirmant la rupture du bassin de rétention de l’entreprise Congo Dongfang Mining (CDM). L’incident a entraîné le déversement d’une importante quantité d’eaux usées dans la commune Annexe de Lubumbashi, notamment dans le quartier Kasapa.

Le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a instruit le procureur général près la Cour de cassation d’ouvrir « immédiatement » une enquête judiciaire afin d’établir les circonstances exactes de l’accident et de situer les responsabilités.

Le communiqué précise que la rupture du bassin a provoqué l’inondation de routes, d’habitations, de cours d’eau et du marché « Moïse ». Les populations locales ont été exposées à des risques sanitaires immédiats et à une pollution environnementale jugée significative. Le ministère indique qu’une procédure judiciaire sera engagée pour identifier les auteurs de cette catastrophe et faire appliquer les sanctions prévues par la loi.

L’incident, survenu le 4 novembre 2025 dans la province du Haut Katanga, a conduit, en raison de la gravité des faits, à la suspension des activités de l’entreprise CDM. Les autorités locales et nationales sont désormais attendues sur les mesures de remédiation, la prise en charge des victimes et la surveillance environnementale à long terme.

Les habitants du quartier, qui affirment subir des épisodes similaires depuis près de huit ans, attendent que l’enquête apporte des réponses tangibles. « Nous vivons ce drame depuis trop longtemps », confie un riverain. Les familles demandent non seulement la réparation des préjudices matériels et sanitaires, mais aussi des garanties pour éviter la répétition d’un tel désastre.

Ce dossier soulève des questions cruciales : l’application effective des normes de sécurité industrielle, la responsabilité des exploitants et la réactivité des autorités en matière de protection de l’environnement et de la santé publique. Pour les associations locales et la société civile, l’enquête judiciaire doit être menée avec transparence et rapidité afin que justice soit rendue et que des mesures de prévention durables soient mises en place.

Au delà des poursuites annoncées, l’urgence est de réparer les dommages, protéger les populations et garantir que la sécurité et l’environnement passent avant toute considération économique.

Yoland Malangu