Ce vendredi 23 janvier 2026, les enseignants du Complexe scolaire IMANI / Mgr Nsolotshy ont lancé une grève pour réclamer sept mois d’arriérés de salaire. Les cours sont paralysés alors que les parents disent avoir payé les frais ; la direction, absente lors des tentatives de médiation, suscite incompréhension et indignation.

Ce vendredi 23 janvier 2026, les enseignants du Complexe scolaire IMANI / Mgr Nsolotshy, situé avenue Kasa Vubu (angle Moero), ont déclenché un mouvement de grève pour protester contre sept mois d’arriérés de salaire et pour exiger le respect de leurs droits professionnels. Le mouvement paralyse les activités : les élèves sont contraints de rester hors de l’établissement alors que, selon plusieurs parents, les frais scolaires ont été régulièrement acquittés jusqu’à janvier 2026.
Des témoins présents sur place rapportent que Mgr Nsolotshy aurait été réprimandé récemment par l’inspecteur de l’enseignement et qu’il aurait tenu des propos jugés déplacés à l’adresse de ce dernier, de certains parents et d’un membre du personnel. Ces éléments aggravent le climat de tension entre l’administration et le corps enseignant.
Face à l’urgence, le ministre provincial de l’Enseignement s’est rendu sur place pour tenter d’ouvrir un dialogue avec les enseignants. La réunion n’a toutefois pas eu lieu en raison de l’absence du promoteur de l’établissement. Selon certaines sources, Mgr Nsolotshy serait en train de célébrer son 84e anniversaire au Pullman Grand Karavia, à l’occasion de l’inauguration de son université — information qui suscite l’incompréhension des enseignants privés de salaire.
Cette crise s’inscrit dans un contexte plus large : plusieurs dossiers similaires sont en cours devant le tribunal du travail de Lubumbashi, où des employés accusent leurs employeurs du non respect du Code du travail et des contrats signés.
Dans l’immédiat, la reprise des cours reste conditionnée à une régularisation rapide des salaires et à la tenue d’un dialogue transparent entre la direction, les enseignants et les autorités éducatives, sans quoi la colère des enseignants risque de perdurer.
Yoland Malangu








